Conférence débat sur les violences Sexuelles au Mali

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Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, 8mars, l’organisation malienne de psychologie (OMP) a organisé  à l’ISPRIC une conférence débat sur le thème: « Les violences sexuelles dans la société malienne de nos jours : regards de psychologues ». Cette conférence à été co-animée par Dr Ibrahim Haïdara et Moussa Cissé, psychologues, en presence des plusieurs étudiants

Selon Dr Ibrahim Haïdara, psychologue et promoteur du cabinet PSY2A,  le viol est acte à caractère sexuel accompli par un individu sur une personne tierce qui n’a pas l’intention de satisfaire à un instant(T) un plaisir sexuel quelconque.

A l’en croire, le violeur voit le sexe comme un outil de séduction de satisfaction de ses plaisirs sans pour autant penser aux choix ou au désir de l’autre.

« Le violeur ne se lève tout de suite pour aller commettre un viol mais son acte est prémédité quelques jours et voire de semaines. Donc, il y a une dimension psychique qu’il  faut analyser. Le violeur ne se préoccupe de l’âge de sa victime, c’est sa satisfaction personnelle qui compte pour lui. C’est pourquoi, nous qualifions le violeur comme un être sadique qui veut faire mal à l’autre et en tirer un bénéfice. Car, plus la victime lui supplie, plus il  continue ».

Dr Haïdara a ajouté que  le agresseur sexuel a une fragilité mentale guidée par  son fort ego, c’est-à-dire le ¨moi ¨ qui lui pousse à tenter de dominer son entourage.

« Devant les juridictions, l’avocat de la victime, l’expert psychologue, le thérapeute(…)  peuvent  démontrer que l’acte est prémédité. Ainsi, il y a 3 traits de personnalité à remarquer chez le violeur, à savoir : agressivité, égocentrique et indifférence face à la douleur », a-t-il décortiqué.

Dans son exposé, le Bouillant psychologue a souligné que le viol est juste là considéré comme tabou dans  la société malienne. Selon lui, certains cas de viol se manifestent par inceste. Comme causes à ce phénomène, il a pointé du doigt l’effritement de l’éducation familiale, la consommation des stupéfiants et la montée en puissance les réseaux sociaux.

Avant d’interpeller les juridictions compétentes pour la lenteur dans leurs démarches. « La justice reste parfois lente. Silencieuse et assez dans la répréhension. L’immense majorité des violes ne sont pas connus, ni dénoncés et  ni jugés »

Partant, le docteur dira que la victime aura besoin des prises en charge pour se remettre psychologique dans la société. Il s’agit des soins médicaux, support psychologique et une enquête médico-légale.

« Au delà l’atteinte à l’intégrité physique, la victime subit de l’humiliation et la tristesse. Pis, elle souffre du   manque d’appétit et de sommeil, de la remémoration de l’image du violc’est pourquoi, elle doit être assisté, non seulement par un psychologue, mais aussi soutenu par sa famille », a-t-il préconisé.

Quant au 2ème conférencier, Moussa Cissé, psychologue et président  de l’OMP a indiqué qu’il faudrait mettre en relief  des stratégies visant à accompagner les violences sexuelles. A cela, il proposera 4 temps nécessaires qui doivent inclure d’un accompagnement spécialisé, présentant chacun leur spécifié. Il s’agit notamment l’instruction et le jugement, incarcération, libération et suivi en milieu ouvert.

Moussa Mallé SISSOKO 


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